Le rectorat au TA

Mercredi 9 mars, Gilles Maréchal et Marie Dominique Rochard se sont rendus en délégation de collègues du lycée Saint Joseph de Bressuire au tribunal Administratif de Poitiers pour déposer 14 requêtes contre l’absence de réponse du rectorat devant les réclamations successives des enseignants restées sans réponses concrètes de la part de Madame la Rectrice : ils demandent que toutes les heures portées sur l’emploi du temps soient rémunérées et que la fiche de service soit en conformité avec l’emploi du temps.

En effet, comme nous l’avons déjà évoqué dans des articles précédents, un certains nombre d’établissement de notre académie parmi lesquels le lycée Saint Joseph de Bressuire jouent sur des annualisations et des modulations de temps devant élèves sans évaluation ni validation du rectorat, ces aménagements de services sont par là même non conformes aux textes réglementaires de l’éducation nationale et préjudiciables aux élèves et aux enseignants. Ces bricolages clandestins, marquent un mépris de ce que sont nos métiers (face à face pédagogique mais aussi multiples réunions, suivi des élèves en stage, participation aux examens, formation, ….).

L’enseignement privé voulant se démarquer à tout prix du public selon une logique néo-libérale assez caricaturale, franchit allègrement la ligne jaune pour des effets de vitrine, qui, s’ils sont flatteurs dans les plaquettes de communication, se révèlent le plus souvent symptomatique d’une faiblesse de perception des besoins éducatifs.

Les improvisations et autres aventures pédagogiques ne doivent pas se substituer à de réelles réflexions sur l’évolution des structures d’enseignement et les moyens nécessaires.

Nos élèves ne sont pas des clients, ni des stocks ou des marchandises. Les textes fondamentaux qui cadrent nos métiers ne sont pas des lois scélérates qu’il faut transgresser ou transformer en paillassons.

Dans l’enseignement privé sous contrat, le rectorat est le véritable employeur et s’il délègue des prérogatives aux chefs d’établissement, ces services n’en demeurent pas moins responsables des dispositions mises en oeuvre : nous contestons au tribunal administratif et nous continuerons à contester les abus de pouvoir.

N’oublions pas que Mr. Eric De Labarre président du SGEC incite dans ces divers propos devant la presse et les chefs d’établissement à « capitaliser les reliquats d’heures de cours » en proposant des séquences de cours « peaux de chagrin » de 40mn ! Le pédagogique a bon dos, c’est de la pure gestion libérale des réductions majeures gouvernementales !

Pour info,  presse régionale du jour : Nouvelle République CO