Depuis plusieurs années, avec une accélération ces derniers temps en lien avec le tract Intenable de l’Enseignement Catho et les réductions gouvernementales, des déréglementations au Code de l’Education se font jour dans de plus en plus d’Etablissements sous Contrat d’Association avec l’Etat, Pêle mêle : réduction des heures de cours à 50 voire 45 minutes (le SGEC propose même de descendre jusqu’à 40 minutes) avec récupération pour ouvrir des classes supplémentaires – annualisation avec récupération des temps de stage ou des périodes d’examens (par une ou deux heures hebdomadaires « solidaires ») – regroupements anti-pédagogiques – suppression d’heures dans certaines classes « particulières » – non prise en compte des pondérations ou autre heure de première chaire – utilisation des HSE dédiées aux remplacements ou AP à des enseignements permanents sur l’année – suppression d’une heure d’enseignement par classe – etc…
Des expérimentations pédagogiques sont tout à fait possibles à condition qu’une telle demande soit faite auprès des recteurs concernés, ce que se gardent bien de faire les chefs d’établissements, cherchant ainsi à s’affranchir de l’administration pour utiliser à leur guise les moyens publics et mettre progressivement en place le face à face pédagogique comme dans les entreprises de formation.
Des résistances multiformes sont mises en place : interventions directes auprès des chefs d’établissement (pétitions, intervention en CE ou DP, etc) – interpellation des recteurs concernés – interventions juridiques (recours et requêtes au TA) – sollicitation des IPR – etc…
heures-suppDes résultats positifs sont gagnés : un recteur condamne par écrit les 50 minutes – un autre écrit que l’annualisation est illégale – des IPR demandent à des chefs d’établissement de supprimer les regroupements anti-pédagogiques – devant la création d’un rapport de force des chefs d’établissement font marche arrière – etc…

Aucun enseignant ayant mentionné clairement qu’ils n’appliqueraient pas les récupérations horaires dues à des cumuls de minutes n’a pu être contraint à effectuer les séances supplémentaires demandées par les chefs d’établissement.
Mais ça ne suffit pas : le Ministre et les recteurs devraient jouer pleinement leur rôle d’employeur public et faire respecter le Code de l’Education ; le tract intersyndical d’appel à l’action pour le 27 septembre refuse les propositions faites par les instances de l’enseignement privé pour participer à la réduction de l’emploi public ; la CGT dénonce toutes ces déréglementations consistant à demander plus avec moins et à casser tout le Code de l’Éducation.
Pour autant la situation actuelle de l’Ecole n’est pas satisfaisante, et le dualisme scolaire et la concurrence ne répondent pas du tout aux problèmes rencontrés, bien au contraire. Il est urgent de transformer le système éducatif et, pour construire l’école de la réussite pour tous dans un grand service public d’éducation nationale unifié, il est indispensable d’obtenir un réengagement financier de l’Etat et une loi de programmation pour l’école.
Il n’y a pas de temps à perdre, il est urgent de :
– agir d’abord lors de la journée nationale d’action intersyndicale du 27 septembre
– se former pour mieux connaître ses droits, à commencer par les droits publics
rejoindre la CGT par l’adhésion.